Soutien grâce au Fonds spécial d'urgence des Œuvres Pontificales Missionnaires

Grâce au Fonds d'urgence institué par le Pape François près les Œuvres Pontificales Missionnaires en soutien aux Églises locales à travers le monde, un certain nombre de pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine ont reçu un soutien financier dans leur lutte contre le covid-19.

Le Pakistan a ainsi reçu un subside pour tous les diocèses, afin de soutenir les communautés chrétiennes les plus pauvres et les plus vulnérables. La majorité de ces personnes vit en effet habituellement en-dessous du seuil de pauvreté. En raison du confinement durant lequel elles n'ont pu se procurer la moindre ressource, la nourriture constitue le besoin le plus urgent et le plus vital.

Dhaka, la capitale du Bangladesh, connaît une forte concentration de population, y compris de nombreux immigrés qui viennent en ville à la recherche du travail. Avec le confinement décidé par le gouvernement, la majorité de ces personnes se trouve sans travail et donc sans moyens pour faire face à leurs besoins primaires. Grâce à la solidarité de toutes les composantes de la communauté, l'archidiocèse a mis sur pieds un fonds visant à aider les familles à travers la distribution de vivres par l'intermédiaire des paroisses.

Le Vicariat apostolique de Puerto Gaitan, en Colombie, connaît lui aussi une situation particulièrement difficile suite au confinement décidé par le gouvernement, mesure qui a des effets négatifs graves dans tous les domaines. Face à cette situation, l’Église se trouve littéralement incapable d’accomplir sa mission, et même d'assurer la subsistance des prêtres.
Le Vicariat apostolique de Guapi se trouve le long de la cote colombienne du Pacifique et comprend des communes du département du Cauca ainsi qu'une commune du département de Nariño, et souffre depuis de longues années à cause de la violence, de la corruption et de la pauvreté qui y règnent. La quarantaine en vue de l'endiguement de la pandémie a provoqué une situation d'authentique urgence alimentaire et économique. Le Vicariat a désormais épuisé ses ressources déjà maigres pour subvenir aux besoins des prêtres, du personnel et des enfants du Hogar Monica et ne dispose plus de fonds disponibles pour l'avenir.
Le corona virus n'a pas encore atteint le Vicariat apostolique d'Inirida, mais il est présent dans ses abords immédiats. C'est pourquoi les mesures de prévention sont particulièrement rigoureuses. Elles ont par suite causé une forte crise économique qui pèse sur les structures ecclésiastiques sur un territoire marqué par les difficultés d'accès lesquelles ont toujours représenté une importante limite à son développement économique.

Au Liberia, dans le diocèse de Cap Palmas, les subsides envoyés serviront à garantir un soutien aux opérateurs pastoraux, qui du fait du confinement, ne sont pas en mesure de gagner leur vie. Dans le diocèse de Gbarnga, les subsides reçus seront prioritairement affectés à la subsistance des curés et des catéchistes d’une part, et à la réalisation de programmes radiophoniques d’autre part, afin de sensibiliser davantage les populations sur le corona virus. Les dures conséquences qui ont frappé l'économie mondiale se sont faites sentir avec encore plus d'acuité sur la structure économique fragile du Liberia et sur son système sanitaire, déjà précaire. Le Diocèse de Monrovia a par suite demandé une aide en vue du soutien de 60 catéchistes et de 30 Paroisses qui garantissent l'évangélisation et l'administration des sacrements outre à offrir une contribution aux conséquences sociales de l'isolement telles que la violence domestique et le stress psychologique

Dans le Diocèse de Francistown, au Botswana, zone de première évangélisation, la pandémie a de lourdes conséquences sur les activités pastorales des communautés catholiques, presque toutes non autosuffisantes. Les subsides fournis seront utilisés notamment pour relancer le fonctionnement du Secrétariat diocésain et des bureaux pastoraux ainsi que pour assurer l'activité pastorale dans 6 paroisses des zones rurales.

La pandémie n’a non plus épargné le diocèse d'Umzimkulu, en Afrique du Sud, dont les populations sont durement frappées. Il en est de même de l'activité pastorale et de la situation économique des paroisses et structures ecclésiales, en majeure partie situées en zones rurales. Le soutien du Fonds aidera les paroisses et communautés religieuses locales à faire face à leurs besoins élémentaires.

Ce Fonds d'urgence Covid-19 permettra également de garantir la subsistance de la communauté des Clarisses du Monastère Notre-Dame de Guadalupe de Casablanca (Maroc), dans l'Archidiocèse de Rabat. Les cinq moniales d'origine mexicaine gagnent péniblement leur vie depuis des années grâce à la production d'hosties pour la Messe et de produits alimentaires divers commercialisés dans le réseau des restaurants. Le confinement a entraîné la suspension de ces petites initiatives qui garantissaient l'autosuffisance économique du monastère.

Le Diocèse de Sao Tomé et Principe vit habituellement dans une situation de grande pauvreté et les carences ont été encore aggravées par la pandémie de Covid-19. Les salaires sont bas et la vie est très chère. La majeure partie de la population vit grâce au tourisme mais la fermeture de l'aéroport suite à la pandémie a eu pour conséquence la fermeture des hôtels et des activités de restauration avec des répercussions sur l'induit. La suspension des Messes avec la participation des fidèles a contraint à recourir à la télévision et à la radio pour transmettre des célébrations et moments de prière, ce qui comporte cependant des coûts élevés pour l'Eglise locale qui ne parvient pas à couvrir les dépenses de gestion ordinaire.

Le Diocèse de Kenema, en Sierra Leone, comprend une zone en majorité rurale, où la majeure partie de la population dépend d'une agriculture de subsistance. Le chômage affecte 70% de la population active. Les prêtres et les communautés religieuses dépendent pour leur subsistance des offrandes des fidèles et maintenant, avec la fermeture des églises à cause de la pandémie, la situation est grave. L'une des principales urgences consiste dans le manque d'informations sur le Covid-19. Les personnes ne connaissent pas le virus, ses conséquences et la manière dont il se diffuse. Elles ne suivent donc pas les normes hygiéniques de prévention, d'abord et avant tout la distanciation sociale. La Sierra Leone est un pays pauvre disposant d'un système sanitaire très fragile. Une éventuelle hausse du nombre des contaminations provoquerait un effondrement général.

Dans le cas du Diocèse de Sarh, au Tchad aussi, la majorité de la population tire sa subsistance de l'agriculture. Depuis le 21 mars, les activités liturgiques et pastorales du Diocèse ont été suspendues à cause de la pandémie de corona virus et des normes sévères édictées par le gouvernement pour y faire face. Les écoles ont également été fermées tout comme les deux Séminaires existant à Sarh. La Caritas diocésaine et les Caritas paroissiales doivent affronter des difficultés énormes en ce qu'elle coordonne également les activités des centres sanitaires. Au travers de programmes radiodiffusés, l'Eglise fournit à la population des informations sur le corona virus et sur les normes préventives à suivre. La Caritas diocésaine a un besoin urgent d'aide pour pouvoir répondre aux demandes des Caritas paroissiales en vue de l'acquisition de céréales, et pour les prêtres et communautés religieuses qui sont dans cette situation privés de tout moyen de subsistance.
Dans le Diocèse de Moundou, la majeure partie de la population vit de l'économie informelle. L'Eglise locale rend un service apprécié à la société au travers de ses écoles et de l'assistance sanitaire, gérées presque totalement par des religieux et religieuses mais la fermeture improvise des écoles et des centres sanitaires suite à la pandémie laissera des traces indélébiles sur le plan éducatif, psychologique, économique et sanitaire qui s'entrevoient déjà actuellement. Pour contribuer à mitiger les effets de la crise sanitaire et alimentaire sur la population la plus vulnérable du Diocèse de Lai, toujours au Tchad, dans lequel l'agriculture constitue le moyen de subsistance prévalent, les aides seront utilisées pour acheter des semences et garantir le fonctionnement des moyens agricoles de transport. En bénéficieront une centaine de personnes par Paroisse et les différents centres sanitaires, outre à assurer le soutien alimentaire du personnel apostolique et de la radio diocésaine qui, au travers de ses émissions, sensibilise la population concernant le corona virus. 
Le Diocèse de Doba a vu, lui aussi, les écoles, églises, locaux publics et autres centres d’agrégation fermer leurs portes suite aux dispositions émanées pour contenir la pandémie de Covid-19. Un rôle important pour conserver la foi et les rapports entres les membres de la communauté catholique vivants a été joué par la radio diocésaine « La Voix du Paisan » qui propose des émissions religieuses, la récitation du chapelet et la célébration de la Messe. Elle a en outre contribué à sensibiliser la population, en particulier en zone rurale, en grande partie analphabète et marginalisée, en ce qui concerne les mesures de prévention sanitaire. Les frais de gestion de la station sont lourds pour le Diocèse, surtout en cette période attendu qu'il est également nécessaire de pourvoir à la subsistance des opérateurs pastoraux, du personnel engagé dans le domaine éducatif et sanitaire, en ce que, avec la fermeture des lieux de culte et la suspension des activités pastorales, les ressources des Paroisses, fondées uniquement sur les offrandes des fidèles, ont pratiquement été réduites à zéro.

Le Diocèse de Kankan, en Guinée, qui connaît déjà une situation économique très difficile, voit avec une inquiétude particulière les conséquences de la pandémie. La majeure partie de la population travaille durement pour gagner de quoi vivre au travers de petits commerces, de travaux des champs et d'emplois précaires dans le secteur informel. Les normes édictées pour lutter contre la pandémie ont provoqué une hausse des prix des produits alimentaires et des transports, alors que la fermeture des églises et des activités pastorales a frappé durement les personnes, mettant en danger la vie de foi. Les communautés ont en effet besoin d'une présence régulière de prêtres, de religieux, de religieuses et d'opérateurs pastoraux qui conservent vivante la foi et l'engagement en faveur de l'Evangélisation. Ces derniers, malgré leur dévouement et leur engagement, doivent se déplacer d'un lieu à un autre en parcourant de longs trajets et se trouvent exposés à tous les dangers. Ils ont donc besoin d'assistance pour poursuivre leur mission.
Le Diocèse de N'Zérékoré, sis dans le sud de la Guinée, comprend pratiquement toutes les ethnies et religions présentes dans le pays. L'aide demandée au Fonds d'urgence sera utilisée afin d'offrir un soutien aux opérateurs pastoraux du Diocèse – prêtres, religieux, séminaristes, catéchistes etc. - dans leur action d'évangélisation et de lutte contre le Covid-19. Les mesures de précaution adoptées par les autorités pour endiguer la pandémie ont porté à la fermeture des églises et des mosquées avec des conséquences néfastes sur la vie économique des communautés. Prêtres et catéchistes vivent en effet des offrandes des fidèles, collectées pour la célébration des Messes et au travers des quêtes du Dimanche. La faim et le manque de ressources financières au sein de toute la nation constitue actuellement le problème principal du Diocèse et des Paroisses.
Depuis le début de la pandémie, l'Archidiocèse de Conakry a enregistré des difficultés de nature pastorale et économique. La fermeture des lieux de culte et la suspension des activités pastorales a contraint à utiliser la télévision et les réseaux sociaux pour poursuivre de quelque manière l'oeuvre d'évangélisation, alors que les restrictions relatives à l'isolement dans le cadre d'une économie déjà fragile n'ont pas même épargné l'Eglise locale, qui se trouve dans l'obligation d'assurer un soutien aux prêtres et aux instituts religieux qui vivent habituellement des offrandes des fidèles.

Au sein du Diocèse de Lwena (Angola), le besoin de continuer à atteindre les fidèles malgré l'isolement dû à la pandémie, en poursuivant de la sorte l'évangélisation et la formation chrétienne, a porté à une plus importante utilisation des réseaux sociaux et à installer une chapelle au siège de l'Episcopat depuis laquelle peuvent être transmises la Messe et d'autres rencontres de formation. Tout ceci comporte naturellement des coûts de gestion et de rémunération de personnel technique pour lesquels a été demandé une aide. L'une des principales formes de prévention du Covid-19 consiste dans le fait de se laver souvent les mains et d'assurer une hygiène constante. Le Diocèse a donc besoin d'assurer l'eau potable au Centre pastoral diocésain et au Centre social multifonctions sis à 60 km de Luena, outre à pourvoir à l'achat des moyens de prévention sanitaires destinés aux opérateurs pastoraux et aux familles pauvres.

L'Evêque de Soroti, au nord-est de l'Ouganda a, quant à lui, demandé le soutien du Fond pour pourvoir poursuivre l'évangélisation et l'apostolat par l'intermédiaire de la radio et des moyens numériques, outre que pour assurer le respect des mesures d'hygiène préventives aux communautés de prêtres et aux églises et chapelles fréquentées par les fidèles pour la prière personnelle. En outre, il est nécessaire de pourvoir les nombreuses Communautés ecclésiales de base qui continuent à conserver vive la foi surtout en ce moment de textes et de matériels religieux nécessaires à la poursuite de leur formation chrétienne.

Trois Diocèses de Madagascar ont fait parvenir des demandes d'aide. Antseranana, à l'extrême nord du pays, est caractérisé par une population jeune – 55% de moins de 18 ans – et son engagement pastoral s'adresse surtout à l'éducation et aux familles. A cause de la pandémie, cette année scolaire risque d'être catastrophique. De nombreux élèves ne viennent plus à l'école et de nombreuses écoles risquent la fermeture en ce que les équipes de direction ne disposent pas de ressources pour payer les enseignants, les parents des élèves n'étant pas en mesure de contribuer financièrement.Dans le Diocèse d'Antsirapé, la structure pastorale particulièrement touchée par la pandémie est le Centre Diantana, qualifié de poumon du Diocèse. La structure accueille pour des rencontres de formation, des retraites spirituelles, des réunions et autres activités les opérateurs pastoraux, les membres des mouvements ecclésiaux, les religieux et religieuses, les groupes etc. Chaque mois il accueille notamment la rencontre des prêtres du Diocèse. Depuis mars dernier, toutes les activités du Centre ont été suspendues et les ressources financières permettant d'assurer sa subsistance sont désormais épuisées. Dans le Diocèse de Miarinarivo également, l'engagement pastoral de l'Eglise se déroule surtout au travers de l'enseignement dans les écoles, y compris deux instituts pour les pauvres. Les enseignants ne reçoivent plus leur salaire suite à la suspension des leçons et à la fermeture des églises. Ne recevant pas de subsides de la part de l'Etat, ils ont des difficultés à manger, même un seul repas par jour. Les aides envoyées seront utilisées également en vue de la subsistance des Séminaristes, des Instituts religieux et en particulier des détenus, des personnes âgées et des orphelins, strates les plus faibles touchées par la pandémie.
Au sein du Diocèse d'Ambanja, les aides du Fonds des Oeuvres pontificales missionnaires sont destinées au soutien du système scolaire. L'environnement est rural et les jeunes quittent rapidement l'école en ce que les familles manquent des moyens financiers nécessaires (à la poursuite de leurs études NDT). Ainsi tombent-ils dans les pièges de la drogue et de la délinquance, nombre de jeunes filles demeurant enceintes très jeunes. Le Diocèse a répondu comme il l'a pu à cette situation en construisant au fil des années différentes écoles, allant de la crèche au lycée, pour assurer une éducation au plus grand nombre possible de jeunes. Cependant, suite à la pandémie, la situation de cette année scolaire est catastrophique. Nombreux sont ceux qui ont abandonné l'école et il faut soutenir les élèves et les enseignants qui se trouvent actuellement privés de salaires.

Au sein du Diocèse de Ziguinchor, au Sénégal, avec la suspension de toutes les activités liturgiques et pastorales, les Paroisses doivent affronter d'énormes difficultés pour assurer la survie alimentaire des prêtres et religieuses qui collaborent de manière déterminante à la mission de l'Eglise, ainsi qu'à celle des personnels de service des structures ecclésiales.
L'Archidiocèse de Dakar compte une population essentiellement pauvre, de bas niveau social, constituée d'agriculteurs, de pêcheurs et d'ouvriers. Dans presque toutes les Paroisses sont présentes des structures éducatives et sanitaires qui offrent un service fondamental à la communauté. Aux adversités climatiques des années précédentes se sont ajoutées les conséquences de la pandémie, rendant ainsi la situation toujours plus difficile. Il est donc nécessaire de soutenir les activités d'évangélisation, les équipes e prêtres et de catéchistes qui poursuivent leur mission dans ce contexte, outre les deux centres d'accueil destinés aux enfants et les activités de réflexion spirituelle et sociale pour les jeunes sur l'après Covid-19.

Enfin, l'Archidiocèse de Dili, à Timor Est, est composé en majorité de jeunes. Le soutien du Fonds soutiendra par suite plusieurs centaines de familles en comptant que chacune d'entre elle compte en moyenne de 2 à 5 enfants et ce au travers d'un soutien en denrées alimentaires et de première nécessité.

Au Kenya, de nombreux Diocèses ont été durement touchés par l'isolement imposé par les autorités afin de bloquer la pandémie et ont par suite demandé le soutien du Fonds des Oeuvres pontificales missionnaires afin de répondre aux besoins de base des familles et des personnes les plus faibles outre à assurer la subsistance des prêtres et des religieux qui, suite à la suspension des Messes publiques et des activités pastorales, ont perdu tout moyen de subsistance.
Nairobi, capitale du Kenya et principal centre des affaires et du commerce de l'ensemble de la nation, a fortement ressenti l'isolement, qui a provoqué chômage et angoisse envers l'avenir. L'Archidiocèse de Nairobi est devenu source d'espérance et lieu de refuge pour de nombreuses personnes, se prodiguant en faveur des plus faibles et des familles en difficulté, étendant son action aux habitants des bidonvilles. Malgré la bonne réponse des catholiques à cette urgence, les besoins auxquels répondre sont encore nombreux.
Le Diocèse de Nyahururu s'est lui aussi vu envoyer des aides en vue de l'acquisition de biens de première nécessité pour les familles nécessiteuses. Le Diocèse de Lodwar, qui comprend une zone au climat particulièrement inhospitalier, avait déjà fait l'expérience de catastrophes au travers des inondations qui avaient détruit personnes et biens avant l'arrivée du Covid-19. Maintenant, il se trouve dans l'obligation d'être aidé afin de garantir le fonctionnement des activités diocésaines et paroissiales d'évangélisation outre à l'assistance des familles nécessiteuses.
Au sein du Diocèse de Kitale, dans lequel la majeure partie de la population est au chômage et vit dans un état de pauvreté, les aides demandées seront utilisées pour acquérir des vivres à distribuer aux enfants des familles pauvres, pour soutenir les activités éducatives et catéchétiques, pour l'approvisionnement en eau et l'acquisition de matériel hygiénique. L'Evêque de Marsabit, l'un des Diocèses les plus pauvres du pays, a, lui aussi, besoin d'acquérir des vivres pour les catéchistes et pour leurs familles, en vue des activités éducatives et pour le programme de la radio diocésaine.
D'autres aides ont été transmises par le Fonds des Oeuvres pontificales missionnaires au Diocèse de Kisumu – en vue de l'acquisition de vivres et de denrées de première nécessité pour les pauvres, afin de soutenir les activités pastorales et pour l'assurance médicale des prêtres – à l'Archidiocèse de Mombasa – qui les emploiera au profit des enfants pauvres et de l'orphelinat outre la subsistance des prêtres – et au Diocèse d'Homa Bay – qui a des difficultés particulières à soutenir les prêtres, les maisons de formation et le Petit Séminaire de Rakwaro, outre à assurer le fonctionnement du centre catéchétique et de fournir des aides aux communautés religieuses. Enfin, le Vicariat apostolique d'Isiolo emploiera quant à lui les aides obtenues du Fonds d'urgence des Oeuvres pontificales missionnaires pour couvrir les dépenses courantes des institutions diocésaines et assurer la subsistance des prêtres et des religieux.

Le Bénin a enregistré les premiers cas de Covid-19 en mars et, comme dans d'autres parties du monde, la pandémie a provoqué de profonds changements au plan social, économique et sanitaire, avec des conséquences y compris psychologiques, créant un climat d'angoisse et de peur. Le gouvernement a adopté des mesures nécessaires à contenir la pandémie, y compris l'isolement et la fermeture des lieux de culte et des école, interdisant toute activité et toute réunion. L'Eglise s'est engagée dès le début à être proche des souffrances des hommes et à chercher à répondre à leurs besoins. La prolongation dans le temps de la situation critique a cependant épuisé les disponibilités économiques des Diocèses et Paroisses. Les aides envoyées aux Diocèses leur permettront par suite de continuer leur œuvre d'assistance et d'évangélisation.
Le Diocèse d'Abomey a demandé une aide pour les activités de prévention et d'assistance au profit des enfants vulnérables suivis dans les centres diocésains et des enfants et des adultes touchés par les effets du Covid-19 dans les divers secteurs pastoraux. Le Diocèse de Dassa Zoumé doit pourvoir à la subsistance des prêtres et des opérateurs pastoraux, dont se chargeaient les Paroisses, ces dernières n'ayant plus la possibilité de le faire à cause de la fermeture des églises, cette dernière rendant impossible la collecte d'offrandes parmi les fidèles. En outre, de nombreuses personnes sont restées sans travail et la Caritas a pris en charge un certain nombre de personnes âgées confinées chez elles.
Au sein du Diocèse de Djougou, la priorité est représentée par les écoles catholiques, en ce que les parents d'élèves ne sont plus en mesure de payer les frais de scolarité, ne pouvant pas même pourvoir aux besoins de base de leurs familles. Le Diocèse de Lokossa est quant à lui un Diocèse rural, qui manque des infrastructures fondamentales y compris avant la pandémie. Maintenant, la situation est naturellement plus grave encore. Parmi les urgences à affronter, se trouve le fait que les enseignants et le personnel des écoles catholiques ne reçoivent plus leurs salaires depuis des mois, en ce que les caisses du Diocèse sont vides.
La population de Natitingou a reçu la première annonce de l'Evangile en 1941. Fervente dans la foi et constituée d'agriculteurs, d'éleveurs et de petits artisans, elle vit cependant dans des conditions précaires. Les prêtres et les instituts religieux qui collaborent à l'Evangélisation sont désormais privés de moyens de subsistance.
Au sein du Diocèse de N'Dali, l'Eglise locale pourvoit à l'aide alimentaire par l'intermédiaire de la distribution de mais, de riz, de sorgo, et au soutien financier des orphelinats, des personnes âgées, des pauvres et des enfants vulnérables.
Le soutien des Séminaires et des écoles catholiques revêt un caractère gravement urgent au sein du Diocèse de Parakou, alors qu'à Porto Novo, ce sont les structures paroissiales, les prêtres et les communautés religieuses à se trouver dans une situation difficile.

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communication: Covid-19