Soutien grâce au Fonds spécial d'urgence des Œuvres Pontificales Missionnaires

Grâce au Fonds d'urgence institué par le Pape François près les Œuvres pontificales missionnaires en soutien aux Églises locales à travers le monde, un certain nombre de pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine ont reçu un soutien financier dans leur lutte contre le Covid-19.

Afrique

Au Liberia, les dures conséquences qui ont frappé l'économie mondiale se sont faites sentir avec encore plus d'acuité sur la structure économique fragile et sur son système sanitaire, déjà précaire.
Dans le diocèse de Cap Palmas, les subsides envoyés serviront à garantir un soutien aux opérateurs pastoraux, qui du fait du confinement, ne sont pas en mesure de gagner leur vie.
Dans le diocèse de Gbarnga, les subsides reçus seront prioritairement affectés à la subsistance des curés et des catéchistes d’une part, et à la réalisation de programmes radiophoniques d’autre part, afin de sensibiliser davantage les populations sur le corona virus.
Le diocèse de Monrovia a par suite demandé une aide en vue du soutien de 60 catéchistes et de 30 paroisses qui garantissent l'évangélisation et l'administration des sacrements outre à offrir une contribution aux conséquences sociales de l'isolement telles que la violence domestique et le stress psychologique

Dans le diocèse de Francistown, au Botswana, zone de première évangélisation, la pandémie a de lourdes conséquences sur les activités pastorales des communautés catholiques, presque toutes non autosuffisantes. Les subsides fournis seront utilisés notamment pour relancer le fonctionnement du Secrétariat diocésain et des bureaux pastoraux ainsi que pour assurer l'activité pastorale dans 6 paroisses des zones rurales.

La pandémie n’a non plus épargné le diocèse d'Umzimkulu, en Afrique du Sud, dont les populations sont durement frappées. Il en est de même de l'activité pastorale et de la situation économique des paroisses et structures ecclésiales, en majeure partie situées en zones rurales. Le soutien du Fonds aidera les paroisses et communautés religieuses locales à faire face à leurs besoins élémentaires.

Le Fonds d'urgence Covid-19 permettra également de garantir la subsistance de la communauté des Clarisses du Monastère Notre-Dame de Guadalupe de Casablanca (Maroc), dans l'Archidiocèse de Rabat. Les cinq moniales d'origine mexicaine gagnent péniblement leur vie depuis des années grâce à la production d'hosties pour la Messe et de produits alimentaires divers commercialisés dans le réseau des restaurants. Le confinement a entraîné la suspension de ces petites initiatives qui garantissaient l'autosuffisance économique du monastère.

L’Église de Sao Tomé et Principe vit habituellement dans une situation de grande pauvreté et les carences ont été encore aggravées par la pandémie de Covid-19. Les salaires sont bas et la vie est très chère. La majeure partie de la population vit grâce au tourisme mais la fermeture de l'aéroport suite à la pandémie a eu pour conséquence la fermeture des hôtels et des activités de restauration avec des répercussions sur l'induit. La suspension des Messes avec la participation des fidèles a contraint à recourir à la télévision et à la radio pour transmettre des célébrations et moments de prière, ce qui comporte cependant des coûts élevés pour l'Église locale qui ne parvient pas à couvrir les dépenses de gestion ordinaire.

La Sierra Leone est un pays pauvre disposant d'un système sanitaire très fragile.
Le diocèse de Kenema comprend une zone en majorité rurale, où la majeure partie de la population dépend d'une agriculture de subsistance. Le chômage affecte 70% de la population active. Les prêtres et les communautés religieuses dépendent pour leur subsistance des offrandes des fidèles et maintenant, avec la fermeture des églises à cause de la pandémie, la situation est grave. L'une des principales urgences consiste aussi dans le manque d'informations sur le Covid-19. Les personnes ne connaissent pas le virus, ses conséquences et la manière dont il se diffuse. Elles ne suivent donc pas les normes hygiéniques de prévention, d'abord et avant tout la distanciation sociale. Une éventuelle hausse du nombre des contaminations provoquerait un effondrement général.
Les fidèles de l'archidiocèse de Freetown, comme ceux de toutes les régions dans lesquelles a été décrétée la fermeture des églises, n'ont pu, ces derniers temps, participer à la Messe qu'au travers de sa transmission radiodiffusée ou sur Internet. De cette manière, les chrétiens qui n'ont pu se réunir n'ont pas eu non plus la possibilité de pourvoir à la subsistance de leurs prêtres, des religieuses et des catéchistes engagés dans la promotion humaine et dans l'annonce de l'Évangile. En particulier, il est nécessaire d'apporter un soutien aux écoles gérées par l'Église, qui mènent une importante action de formation et d'éducation des jeunes générations.

Dans le diocèse de Sarh, au Tchad, la majorité de la population tire sa subsistance de l'agriculture. Depuis le 21 mars, les activités liturgiques et pastorales du diocèse ont été suspendues à cause de la pandémie et des normes sévères édictées par le gouvernement pour y faire face. Les écoles ont également été fermées tout comme les deux Séminaires existant à Sarh. La Caritas diocésaine et les Caritas paroissiales doivent affronter des difficultés énormes en ce qu'elle coordonne également les activités des centres sanitaires. Au travers de programmes radiodiffusés, l'Église fournit à la population des informations sur le corona virus et sur les normes préventives à suivre. La Caritas diocésaine a un besoin urgent d'aide pour pouvoir répondre aux demandes des Caritas paroissiales en vue de l'acquisition de céréales, et pour les prêtres et communautés religieuses qui sont dans cette situation privés de tout moyen de subsistance.
Dans le diocèse de Moundou, la majeure partie de la population vit de l'économie informelle. L'Église locale rend un service apprécié à la société au travers de ses écoles et de l'assistance sanitaire, gérées presque totalement par des religieux et religieuses mais la fermeture improvise des écoles et des centres sanitaires suite à la pandémie laissera des traces indélébiles sur le plan éducatif, psychologique, économique et sanitaire qui s'entrevoient déjà actuellement.
Pour contribuer à mitiger les effets de la crise sanitaire et alimentaire sur la population la plus vulnérable du diocèse de Lai, dans lequel l'agriculture constitue le moyen de subsistance prévalent, les aides seront utilisées pour acheter des semences et garantir le fonctionnement des moyens agricoles de transport. En bénéficieront une centaine de personnes par paroisse et les différents centres sanitaires, outre à assurer le soutien alimentaire du personnel apostolique et de la radio diocésaine qui, au travers de ses émissions, sensibilise la population concernant le corona virus.
Le Diocèse de Doba a vu, lui aussi, les écoles, églises, locaux publics et autres centres d’agrégation fermer leurs portes suite aux dispositions émanées pour contenir la pandémie de Covid-19. Un rôle important pour conserver la foi et les rapports entre les membres de la communauté catholique vivants a été joué par la radio diocésaine « La Voix du Paisan » qui propose des émissions religieuses, la récitation du chapelet et la célébration de la Messe. Elle a en outre contribué à sensibiliser la population, en particulier en zone rurale, en grande partie analphabète et marginalisée, en ce qui concerne les mesures de prévention sanitaire. Les frais de gestion de la station sont lourds pour le diocèse, surtout en cette période attendu qu'il est également nécessaire de pourvoir à la subsistance des opérateurs pastoraux, du personnel engagé dans le domaine éducatif et sanitaire, en ce que, avec la fermeture des lieux de culte et la suspension des activités pastorales, les ressources des paroisses, fondées uniquement sur les offrandes des fidèles, ont pratiquement été réduites à zéro.

Le diocèse de Kankan, en Guinée, qui connaît déjà une situation économique très difficile, voit avec une inquiétude particulière les conséquences de la pandémie. La majeure partie de la population travaille durement pour gagner de quoi vivre au travers de petits commerces, de travaux des champs et d'emplois précaires dans le secteur informel. Les normes édictées pour lutter contre la pandémie ont provoqué une hausse des prix des produits alimentaires et des transports, alors que la fermeture des églises et des activités pastorales a frappé durement les personnes, mettant en danger la vie de foi. Les communautés ont en effet besoin d'une présence régulière de prêtres, de religieux, de religieuses et d'opérateurs pastoraux qui conservent vivante la foi et l'engagement en faveur de l'Evangélisation. Ces derniers, malgré leur dévouement et leur engagement, doivent se déplacer d'un lieu à un autre en parcourant de longs trajets et se trouvent exposés à tous les dangers. Ils ont donc besoin d'assistance pour poursuivre leur mission.
Le diocèse de N'Zérékoré, sis dans le sud de la Guinée, comprend pratiquement toutes les ethnies et religions présentes dans le pays. L'aide demandée au Fonds d'urgence sera utilisée afin d'offrir un soutien aux opérateurs pastoraux du diocèse – prêtres, religieux, séminaristes, catéchistes etc. – dans leur action d'évangélisation et de lutte contre le Covid-19. Les mesures de précaution adoptées par les autorités pour endiguer la pandémie ont porté à la fermeture des églises et des mosquées avec des conséquences néfastes sur la vie économique des communautés. Prêtres et catéchistes vivent en effet des offrandes des fidèles, collectées pour la célébration des Messes et au travers des quêtes du Dimanche. La faim et le manque de ressources financières au sein de toute la nation constitue actuellement le problème principal du Diocèse et des Paroisses.
Depuis le début de la pandémie, l'archidiocèse de Conakry a enregistré des difficultés de nature pastorale et économique. La fermeture des lieux de culte et la suspension des activités pastorales a contraint à utiliser la télévision et les réseaux sociaux pour poursuivre de quelque manière l'œuvre d'évangélisation, alors que les restrictions relatives à l'isolement dans le cadre d'une économie déjà fragile n'ont pas même épargné l'Église locale, qui se trouve dans l'obligation d'assurer un soutien aux prêtres et aux instituts religieux qui vivent habituellement des offrandes des fidèles.

Au sein du diocèse de Lwena (Angola), le besoin de continuer à atteindre les fidèles malgré l'isolement dû à la pandémie, en poursuivant de la sorte l'évangélisation et la formation chrétienne, a porté à une plus importante utilisation des réseaux sociaux et à installer une chapelle au siège de l'Episcopat depuis laquelle peuvent être transmises la Messe et d'autres rencontres de formation. Tout ceci comporte des coûts de gestion et de rémunération de personnel technique pour lesquels a été demandé une aide. L'une des principales formes de prévention du Covid-19 consiste dans le fait de se laver souvent les mains et d'assurer une hygiène constante. Le diocèse a donc besoin d'assurer l'eau potable au Centre pastoral diocésain et au Centre social multifonctions sis à 60 km de Luena, outre à pourvoir à l'achat des moyens de prévention sanitaires destinés aux opérateurs pastoraux et aux familles pauvres.
Le diocèse de Kwito-Bié assiste de nombreux pauvres mais la situation venue à se créer suite à la pandémie rend impossible le fait de poursuivre ce service de charité. L'aide envoyée par le Fonds des Œuvres pontificales missionnaires permettra en particulier au diocèse de soutenir Radio Ecclesia, instrument fondamental pour garantir la communication et l'animation spirituelle en cette période d'isolement.

L'Evêque de Soroti, au nord-est de l'Ouganda a demandé le soutien du Fonds pour pourvoir poursuivre l'évangélisation et l'apostolat par l'intermédiaire de la radio et des moyens numériques, outre que pour assurer le respect des mesures d'hygiène préventives aux communautés de prêtres et aux églises et chapelles fréquentées par les fidèles pour la prière personnelle. En outre, il est nécessaire de pourvoir les nombreuses Communautés ecclésiales de base qui continuent à conserver vive la foi surtout en ce moment de textes et de matériels religieux nécessaires à la poursuite de leur formation chrétienne.

Plusieurs diocèses de Madagascar ont fait parvenir des demandes d'aide. Antseranana, à l'extrême nord du pays, est caractérisé par une population jeune – 55% de moins de 18 ans – et son engagement pastoral s'adresse surtout à l'éducation et aux familles. A cause de la pandémie, cette année scolaire risque d'être catastrophique. De nombreux élèves ne viennent plus à l'école et de nombreuses écoles risquent la fermeture en ce que les équipes de direction ne disposent pas de ressources pour payer les enseignants, les parents des élèves n'étant pas en mesure de contribuer financièrement.
Dans le diocèse d'Antsirapé, la structure pastorale particulièrement touchée par la pandémie est le Centre Diantana, qualifié de poumon du diocèse. La structure accueille pour des rencontres de formation, des retraites spirituelles, des réunions et autres activités les opérateurs pastoraux, les membres des mouvements ecclésiaux, les religieux et religieuses, les groupes etc. Chaque mois il accueille notamment la rencontre des prêtres du diocèse. Depuis mars dernier, toutes les activités du Centre ont été suspendues et les ressources financières permettant d'assurer sa subsistance sont désormais épuisées.
Dans le diocèse de Miarinarivo également, l'engagement pastoral de l'Église se déroule surtout au travers de l'enseignement dans les écoles, y compris deux instituts pour les pauvres. Les enseignants ne reçoivent plus leur salaire suite à la suspension des leçons et à la fermeture des églises. Ne recevant pas de subsides de la part de l'État, ils ont des difficultés à manger, même un seul repas par jour. Les aides envoyées seront utilisées également en vue de la subsistance des séminaristes, des Instituts religieux et en particulier des détenus, des personnes âgées et des orphelins, strates les plus faibles touchées par la pandémie.
Au sein du diocèse d'Ambanja, les aides du Fonds des Œuvres pontificales missionnaires sont destinées au soutien du système scolaire. L'environnement est rural et les jeunes quittent rapidement l'école en ce que les familles manquent des moyens financiers nécessaires. Ainsi tombent-ils dans les pièges de la drogue et de la délinquance, nombre de jeunes filles demeurant enceintes très jeunes. Le diocèse a répondu comme il l'a pu à cette situation en construisant au fil des années différentes écoles, allant de la crèche au lycée, pour assurer une éducation au plus grand nombre possible de jeunes. Cependant, suite à la pandémie, la situation de cette année scolaire est catastrophique. Nombreux sont ceux qui ont abandonné l'école et il faut soutenir les élèves et les enseignants qui se trouvent actuellement privés de salaires.
Le diocèse de Farafangana, qui connaît une situation semblable à celle de tout le pays, a subi de lourdes conséquences dans tous les domaines. L'isolement a bloqué les agriculteurs et les petits commerçants qui survivaient en vendant leurs produits sur de petits marchés. Les parents n'ont pas été en mesure de pourvoir à la nourriture quotidienne de leur famille, d'acheter les médicaments, de payer les frais de scolarité. Le système sanitaire est devenu encore plus précaire. Les 42 écoles catholiques du diocèse connaissent des difficultés particulières sachant que la majorité d'entre elles ont été fermées. C'est à leur profit qu'est intervenu le Fonds des Œuvres pontificales missionnaires. Les jeunes n'allant plus à l'école, leurs parents ne se sentent plus motivés à payer les frais de scolarité, notamment à cause du manque de travail et les enseignants se trouvent ainsi privés de salaire depuis le mois de mars, le diocèse ne disposant plus de ressources économiques.

Au sein du diocèse de Ziguinchor, au Sénégal, avec la suspension de toutes les activités liturgiques et pastorales, les paroisses doivent affronter d'énormes difficultés pour assurer la survie alimentaire des prêtres et religieuses qui collaborent de manière déterminante à la mission de l'Église, ainsi qu'à celle des personnels de service des structures ecclésiales.
L'archidiocèse de Dakar compte une population essentiellement pauvre, de bas niveau social, constituée d'agriculteurs, de pêcheurs et d'ouvriers. Dans presque toutes les paroisses sont présentes des structures éducatives et sanitaires qui offrent un service fondamental à la communauté. Aux adversités climatiques des années précédentes se sont ajoutées les conséquences de la pandémie, rendant ainsi la situation toujours plus difficile. Il est donc nécessaire de soutenir les activités d'évangélisation, les équipes de prêtres et de catéchistes qui poursuivent leur mission dans ce contexte, outre les deux centres d'accueil destinés aux enfants et les activités de réflexion spirituelle et sociale pour les jeunes sur l'après Covid-19.
Le diocèse de Saint Louis s'est trouvé à affronter de nombreuses difficultés suite aux mesures adoptées pour faire face à la pandémie de Covid-19. La grave crise financière ayant fait suite à la suspension des activités pastorales a rendu impossible à compter du mois de mars la collecte des offrandes dont vivent les prêtres. Le diocèse a par suite demandé l'aide du Fonds des Œuvres pontificales missionnaires en ce qu'il se trouve dans l'impossibilité de garantir la subsistance de ses prêtres qui continuent cependant à être engagés dans l'œuvre d'évangélisation et d'assistance.

L'Archidiocèse de Dili, à Timor Est, est composé en majorité de jeunes. Le soutien du Fonds soutiendra par suite plusieurs centaines de familles en comptant que chacune d'entre elle compte en moyenne de 2 à 5 enfants et ce au travers d'un soutien en denrées alimentaires et de première nécessité.

Au Kenya, de nombreux diocèses ont été durement touchés par l'isolement imposé par les autorités afin de bloquer la pandémie et ont par suite demandé le soutien du Fonds des Œuvres pontificales missionnaires afin de répondre aux besoins de base des familles et des personnes les plus faibles outre à assurer la subsistance des prêtres et des religieux qui, suite à la suspension des Messes publiques et des activités pastorales, ont perdu tout moyen de subsistance.
Nairobi, capitale du Kenya et principal centre des affaires et du commerce de l'ensemble de la nation, a fortement ressenti l'isolement, qui a provoqué chômage et angoisse envers l'avenir. L'archidiocèse de Nairobi est devenu source d'espérance et lieu de refuge pour de nombreuses personnes, se prodiguant en faveur des plus faibles et des familles en difficulté, étendant son action aux habitants des bidonvilles. Malgré la bonne réponse des catholiques à cette urgence, les besoins auxquels répondre sont encore nombreux.
Le diocèse de Nyahururu s'est lui aussi vu envoyer des aides en vue de l'acquisition de biens de première nécessité pour les familles nécessiteuses.
Le diocèse de Lodwar, qui comprend une zone au climat particulièrement inhospitalier, avait déjà fait l'expérience de catastrophes au travers des inondations qui avaient détruit personnes et biens avant l'arrivée du Covid-19. Maintenant, il se trouve dans l'obligation d'être aidé afin de garantir le fonctionnement des activités diocésaines et paroissiales d'évangélisation outre à l'assistance des familles nécessiteuses.
Au sein du diocèse de Kitale, dans lequel la majeure partie de la population est au chômage et vit dans un état de pauvreté, les aides demandées seront utilisées pour acquérir des vivres à distribuer aux enfants des familles pauvres, pour soutenir les activités éducatives et catéchétiques, pour l'approvisionnement en eau et l'acquisition de matériel hygiénique.
L'Evêque de Marsabit, l'un des diocèses les plus pauvres du pays, a besoin d'acquérir des vivres pour les catéchistes et pour leurs familles, en vue des activités éducatives et pour le programme de la radio diocésaine.
D'autres aides ont été transmises par le Fonds des Œuvres pontificales missionnaires au diocèse de Kisumu – en vue de l'acquisition de vivres et de denrées de première nécessité pour les pauvres, afin de soutenir les activités pastorales et pour l'assurance médicale des prêtres – à l'archidiocèse de Mombasa – qui les emploiera au profit des enfants pauvres et de l'orphelinat outre la subsistance des prêtres – et au diocèse d'Homa Bay – qui a des difficultés particulières à soutenir les prêtres, les maisons de formation et le Petit Séminaire de Rakwaro, outre à assurer le fonctionnement du centre catéchétique et de fournir des aides aux communautés religieuses.
Enfin, le Vicariat apostolique d'Isiolo emploiera quant à lui les aides obtenues du Fonds d'urgence des Œuvres pontificales missionnaires pour couvrir les dépenses courantes des institutions diocésaines et assurer la subsistance des prêtres et des religieux.

Le Bénin a enregistré les premiers cas de Covid-19 en mars et, comme dans d'autres parties du monde, la pandémie a provoqué de profonds changements au plan social, économique et sanitaire, avec des conséquences y compris psychologiques, créant un climat d'angoisse et de peur. Le gouvernement a adopté des mesures nécessaires à contenir la pandémie, y compris l'isolement et la fermeture des lieux de culte et des école, interdisant toute activité et toute réunion. L'Église s'est engagée dès le début à être proche des souffrances des hommes et à chercher à répondre à leurs besoins. La prolongation dans le temps de la situation critique a cependant épuisé les disponibilités économiques des diocèses et paroisses. Les aides envoyées aux diocèses leur permettront de continuer leur œuvre d'assistance et d'évangélisation.
Le diocèse d'Abomey a demandé une aide pour les activités de prévention et d'assistance au profit des enfants vulnérables suivis dans les centres diocésains et des enfants et des adultes touchés par les effets du Covid-19 dans les divers secteurs pastoraux.
Le diocèse de Dassa Zoumé doit pourvoir à la subsistance des prêtres et des opérateurs pastoraux, dont se chargeaient les paroisses, ces dernières n'ayant plus la possibilité de le faire à cause de la fermeture des églises, cette dernière rendant impossible la collecte d'offrandes parmi les fidèles. En outre, de nombreuses personnes sont restées sans travail et la Caritas a pris en charge un certain nombre de personnes âgées confinées chez elles.
Au sein du diocèse de Djougou, la priorité est représentée par les écoles catholiques, en ce que les parents d'élèves ne sont plus en mesure de payer les frais de scolarité, ne pouvant pas même pourvoir aux besoins de base de leurs familles.
Le diocèse de Lokossa est quant à lui un diocèse rural, qui manque des infrastructures fondamentales y compris avant la pandémie. Maintenant, la situation est naturellement plus grave encore. Parmi les urgences à affronter, se trouve le fait que les enseignants et le personnel des écoles catholiques ne reçoivent plus leurs salaires depuis des mois, en ce que les caisses du diocèse sont vides.
La population de Natitingou a reçu la première annonce de l'Evangile en 1941. Fervente dans la foi et constituée d'agriculteurs, d'éleveurs et de petits artisans, elle vit cependant dans des conditions précaires. Les prêtres et les instituts religieux qui collaborent à l'Évangélisation sont désormais privés de moyens de subsistance.
Au sein du diocèse de N'Dali, l'Église locale pourvoit à l'aide alimentaire par l'intermédiaire de la distribution de mais, de riz, de sorgo, et au soutien financier des orphelinats, des personnes âgées, des pauvres et des enfants vulnérables.
Le soutien des Séminaires et des écoles catholiques revêt un caractère gravement urgent au sein du diocèse de Parakou, alors qu'à Porto Novo, ce sont les structures paroissiales, les prêtres et les communautés religieuses à se trouver dans une situation difficile.

L'isolement décrété par les autorités gouvernementales pour endiguer la pandémie de Covid-19 n'a pas été privé de conséquences de type économique et social au Togo. Outre la fermeture des lieux de culte, des écoles, des centres de formation et d'agrégation, le ralentissement ou l’arrêt des activités productives a aggravé des situations déjà fragiles ou même de misère. Les faibles ressources économiques des diocèses et paroisses sont depuis longtemps épuisées. Au sein des sept Diocèses du Togo, les aides du Fonds d'urgence seront utilisées pour les besoins urgents.
Dans le diocèses d'Aneho elles seront destinées à l'achat et à la distribution de colis alimentaires et de kits sanitaires destinés aux enfants nécessiteux, outre à assurer un soutien aux enfants du catéchisme. La situation des prêtres est toujours plus difficile à cause de la fermeture des églises et du manque de moyens de subsistance. A eux également, comme aux séminaristes et aux communautés religieuses seront remis des colis alimentaires et des kits sanitaires.
Au sein du diocèse d'Atakpamé, en grande partie rurale, la fermeture des écoles et des autres centres met en danger surtout les enfants. Suite à la fermeture des lieux de culte, les prêtres, les religieux, les catéchistes et tous les opérateurs pastoraux, très actifs dans le domaine de l'évangélisation, se trouvent dans une situation dramatique, tout comme les séminaristes, les novices et les postulants, qui ont poursuivi leur parcours malgré les restrictions financières. Les aides serviront à faire face à ces besoins outre à renforcer les moyens de communication sociale, très importants dans cette situation.
Le diocèse de Dapaong comprend la région la plus pauvre du Togo. Les chrétiens, malgré leurs disponibilités économiques limitées attendu qu'ils sont agriculteurs et éleveurs, ont toujours été généreux dans le soutien économique apporté aux paroisses. Cependant, maintenant, la situation est devenue trop dure pour tous. Il est nécessaire d'aider les enseignants, tous volontaires, des écoles primaires catholiques, dont le salaire est habituellement payé par le diocèse, outre à acquérir du matériel didactique pour les élèves. Les prêtres et les opérateurs pastoraux tout comme les séminaristes et le Centre de formation des Catéchistes ont, eux aussi, besoin d'aide.
Le diocèse de Kara a besoin d'aide au profit de ses prêtres, de ses paroisses, des catéchistes et du Petit Séminaire outre des institutions diocésaines. Le diocèse doit en outre pourvoir aux dépenses liées à la transmission de la Messe par l'intermédiaire de Radio Maria et pour la diffusion de subsides pastoraux au travers des diverses plateformes sur Internet qui, dans le cadre de cette période d'isolement, constituent le seul contact avec la majeure partie des fidèles.
De graves problèmes sont également enregistrés dans le diocèse de Kpalimé, où le Covid-19 a déstabilisé l'équilibre économique déjà précaire de la population et, par conséquent, du diocèse. Les prêtres vivent exclusivement des offrandes des fidèles tout comme les catéchistes pendant plusieurs mois par ans mais la fermeture des églises n'a plus permis les quêtes et le diocèse n'est désormais plus en mesure de pourvoir aux besoins de base des opérateurs pastoraux et de leurs familles.
A cause de l'isolement, visant à bloquer la pandémie, de nombreuses familles de l'archidiocèse de Lomé, qui vivent de petits travaux effectués dans le secteur informel, se trouvent dans une situation de besoin. Ainsi, les paroisses ont pris en charge un certain nombre de jeunes, leur fournissant de la nourriture, des médicaments, des masques de protection et du matériel sanitaire. De nombreuses paroisses, surtout en zone rurale, économiquement plus faibles, ont besoin d’être soutenues, tout comme les Curés et les formateurs du Séminaire, qui vivent des offrandes des fidèles.
Dans le diocèse de Sokodé, parmi les besoins les plus urgents de l'enfance, se trouvent le manque de vivres pour les orphelinats gérés par l'Église, le financement de programmes radiodiffusés permettant de suppléer à la fermeture des écoles et des autres centres d'agrégation et la distribution de kits sanitaires. Est ensuite nécessaire une aide aux paroisses pour poursuivre leur engagement pastoral, aux instituts religieux qui ont dû fermer leurs activités, aux séminaires et aux noviciats et à la radio diocésaine Sainte Thérèse, instrument indispensable d'évangélisation et de formation des catéchistes.

Au sein de l'archidiocèse de Kaduna, au Nigéria, l'impact sévère du Covid-19 a augmenté les souffrances de la population déjà durement éprouvée par les attaques terroristes perpétrés contre les communautés chrétiennes qui ont fait des morts, des blessés et de nombreux évacués outre un climat de peur. Ce sont les enfants pauvres et vulnérables qui en souffrent le plus. Ils cherchent refuge dans les paroisses, mais les prêtres n'ont pas les moyens matériels de les aider, dans la mesure où, en l'absence de Messes célébrées avec le peuple, ils ne parviennent pas même à collecter les offrandes nécessaires à leur subsistance quotidienne. Les aides envoyées par le Fonds des Œuvres pontificales missionnaires serviront à soutenir les opérateurs pastoraux et le personnel employé dans les paroisses outre à acquérir les kits de protection sanitaire nécessaires pour faire face à la pandémie. En effet s'est vérifiée une augmentation des cas d'infection dans la mesure où dans la région, nombreux sont ceux qui refusent le confinement et ne respectent pas les normes de prévention à cause du fort taux d'analphabétisme.
Le diocèse de Maiduguri a subi de lourds dommages au cours de ces dernières années suite aux attaques de groupes terroristes de Boko Haram, lesquelles ont détruit quelques 300 églises et centres pastoraux, centres sanitaires et écoles, faisant des morts et des blessés outre à provoquer l'évacuation de nombreuses personnes. Le diocèse prend soin de nombre de veuves, d'orphelins et d'évacués qui connaissent des difficultés ultérieures causées par la pandémie. Il a par suite besoin d'une aide pour le personnel diocésain, l'équipe médicale, les prêtres qui assistent les communautés dans les zones les plus reculées et en vue de l'acquisition de matériel de protection sanitaire.
Le diocèse d'Osogbo, jeune diocèse rural érigé en 1995, tire normalement ses principaux moyens de subsistance de ses activités et pour les opérateurs pastoraux, des quêtes faites durant les Messes dominicales et d'autres offrandes provenant de la générosité des fidèles. L'isolement a fermé les églises et bloqué les activités pastorales, raisons pour lesquelles le diocèse a cherché à réduire ou éliminer les dépenses. Il a besoin d'une aide extérieure pour assurer une subsistance minimum aux opérateurs pastoraux et aux communautés religieuses.
Le diocèse d'Ilorin couvre un territoire rural avec une population en majorité musulmane, les catholiques représentant à peine 4% du total, pratiquement tous paysans, agriculteurs ou petits commerçants disposant d'une instruction de niveau faible ou analphabètes. Il est par suite très difficile, du fait des conséquences de l'isolement, d'assurer la subsistance des opérateurs pastoraux qui se dévouent généreusement en vue de l'assistance et de l'annonce de l'Évangile.

Les Clarisses du Monastère Mary Queen and Mother de Lilongwe, au Malawi, offrent avec leur prière une contribution précieuse et appréciée à la vie de l'Église et du pays, soutenant spirituellement la mission. Habituellement, elles tirent leurs moyens de subsistance des petites offrandes des fidèles qui s'unissent à leur prière dans la chapelle du monastère. Avec la fermeture des églises imposée par la nécessité de contenir la pandémie, les 31 moniales se trouvent sans moyens financiers y compris pour payer les dépenses courantes de consommation du monastère et satisfaire à leurs besoins de base.

L'archidiocèse de Yaoundé, au Cameroun, comprend la capitale politique du pays et se trouve donc au carrefour de nombre de personnes qui se rendent – pour raisons de travail ou pour affaires – sur son territoire, faisant de lui l'un des lieux les plus exposés à la pandémie. Les efforts faits par les services sanitaires de l'archidiocèse pour la prévention sont limités et ne peuvent couvrir les nombreux besoins d'une ville de quelques 2 millions d'habitants. Le besoin le plus urgent concerne l'assainissement des locaux et la sensibilisation des fidèles des 162 paroisses et des 23 centres eucharistiques du diocèse en vue de la lutte contre le corona virus.
Le diocèse de Ngaoundéré, dans le nord du pays, compte seulement 20% de catholiques. La majeure partie de ses 26 paroisses se trouve en zone rurale, non seulement pour l'Évangélisation mais aussi pour contribuer à l'amélioration des conditions de vie de cette population au travers d'écoles et de centres sanitaires. A l'action de l'Église, contribuent généreusement prêtres, religieuses, séminaristes, catéchistes et animateurs des communautés ecclésiales. En mars, a été enregistré le premier cas de Covid-19 et par suite émanées toutes les dispositions visant à contenir la pandémie tant de la part de l'État que de l'Église. La majeure partie de la population s'est retrouvée ainsi à ne plus avoir la possibilité de gagner son pain quotidien. La suspension des rencontres de prière et de catéchèse n'a pas permis notamment de collecter les offrandes en vue de la subsistance des paroisses et des opérateurs pastoraux.

Le Niger, à majorité musulmane, se trouve à affronter aujourd'hui trois crises : celle de la sécurité, liée à l'action de groupes terroristes sur son territoire, qui dure depuis plusieurs années, une crise alimentaire et une crise sanitaire suite à la pandémie de Covid-19. L'Église s'est toujours battue pour améliorer les conditions de vie des personnes, en organisant des écoles dans les lieux les plus reculés et abandonnés par l'État, ainsi que des centres professionnels pour les jeunes, des projets à caractère social et de développement destinés à la population rurale qui constitue 80% de la population totale. Les mesures d'isolement adoptées par le gouvernement et par l'Église pour combattre la pandémie ont eu un impact négatif sur la vie des personnes et des familles, qui survivent actuellement grâce à de petits travaux quotidiens. Les soutiens de l'État sont insuffisants pour faire face à la grave situation qui est venu à se créer.
Grâce aux aides envoyées par le Fonds d'urgence, le diocèse de Maradi, qui couvre les 2/3 du territoire du Niger, pourra continuer à assister les familles pauvres des différentes paroisses au travers de la distribution de denrées alimentaires de première nécessité.
Au sein de l'archidiocèse de Niamey, il sera possible de soutenir le Foyer d'accueil Saint Vincent, géré par les religieuses du Gethsémani, qui accueille des enfants de 4 à 12 ans, orphelins ou issus de familles pauvres. Avec le verrouillage les ressources économiques pour son fonctionnement, provenant surtout de l'étranger, sont devenues rares et la structure se trouve en difficulté pour poursuivre son œuvre d'assistance des plus jeunes.

La pandémie de corona virus a frappé également la Gambie, avec les mesures restrictives de prévention qui s'en sont suivies et ont eu des effets négatifs outre sur la vie sociale et économique du pays, également sur le ministère des prêtres, religieux et catéchistes du diocèse de Banjul. Avec la suspension de la Messe avec le peuple et de toutes les activités pastorales et scolaires en effet, ont disparu les offrandes et autres formes de soutien apporté aux opérateurs pastoraux. Le problème le plus urgent pour le diocèse est de parvenir à assurer le maintien de ses structures, qui sont au service de la population, et des personnes qui se dédient généreusement à l'évangélisation au sein des paroisses et dans les écoles.

Le diocèse de Chipata (Zambie), qui compte 36 Paroisses et 506.983 catholiques, couvre un territoire très vaste dans l'est du pays, où la population vit d'agriculture de subsistance et se trouve dans une situation d'urgence. Il a besoin d'un soutien pour ses 190 catéchistes, fondamentaux en matière d'évangélisation et de formation chrétiennes des petits et des grands et pour maintenir en fonction la Curie diocésaine.
L'archidiocèse de Kasama, qui s'étend en zone rurale dans le nord du pays, fait partie des zones les plus pauvres de la Zambie. Après la fermeture des églises, en l'absence des offrandes limitées des fidèles, les prêtres qui se dédient avec zèle à l'évangélisation et à la pastorale, se trouvent en graves difficultés pour payer les factures des consommations ordinaires outre que pour faire face à leur subsistance. Depuis quelques temps, a été lancé un projet de solidarité entre les paroisses mais la situation actuelle due à l'isolement le rend inadapté à couvrir les besoins extraordinaires actuels.
La population du diocèse de Solwezi, qui se trouve dans le nord-ouest de la Zambie, vit essentiellement d'agriculture de subsistance. Seules deux paroisses sont autosuffisantes économiquement alors que toutes les autres dépendent du soutien du diocèse. Comme conséquence de l'isolement, nombreux sont ceux qui ont perdu leur travail. L'économie a été durement frappée et de nombreux enfants et personnes âgées se trouvent dans le besoin, s'adressant aux paroisses pour trouver de la nourriture. A la recherche d'un minimum de revenus, nombre de personnes ne disposent d'une protection sanitaire et les subsides envoyés serviront au diocèse afin d'acheter de la nourriture et du matériel de protection pour les familles les plus nécessiteuses.

Au Rwanda, où sont encore vives les conséquences de la longue guerre fratricide qui rendent difficile l'action évangélisatrice, existent quatre Diocèses auxquels le Fonds d'urgence des Œuvres pontificales missionnaires a envoyé les aides demandées lesquelles seront utilisées par les paroisses en particulier pour acquérir du matériel sanitaire et de prévention nécessaire à équiper les lieux de culte et permettre ainsi la reprise des célébrations dans la sécurité. Les Églises particulières de Gikongoro, de Cyangugu, de Kigali et de Nyundo, ont été durement mises à l'épreuve par la pandémie tant au plan pastoral qu'au niveau économique. La suspension des célébrations en présence de fidèles et de l'administration des sacrements, l'interruption du catéchisme et des activités des groupes, outre la perte de travail de beaucoup a en effet rendu impossible la collecte des offrandes et des contributions économiques des fidèles.

Asie

Le Pakistan a reçu un subside pour tous les diocèses, afin de soutenir les communautés chrétiennes les plus pauvres et les plus vulnérables. La majorité de ces personnes vit en-dessous du seuil de pauvreté. En raison du confinement durant lequel elles n'ont pu se procurer la moindre ressource, la nourriture constitue le besoin le plus urgent et le plus vital.

Dhaka, la capitale du Bengladesh, connaît une forte concentration de population, y compris de nombreux immigrés qui viennent en ville à la recherche du travail. Avec le confinement décidé par le gouvernement, la majorité de ces personnes se trouve sans travail et donc sans moyens pour faire face à leurs besoins primaires. Grâce à la solidarité de toutes les composantes de la communauté, l'archidiocèse a mis sur pieds un fonds visant à aider les familles à travers la distribution de vivres par l'intermédiaire des paroisses. Lire plus.

Amérique latine

Le Vicariat apostolique de Puerto Gaitan, en Colombie, connaît une situation particulièrement difficile suite au confinement décidé par le gouvernement, mesure qui a des effets négatifs graves dans tous les domaines. Face à cette situation, l’Église se trouve littéralement incapable d’accomplir sa mission, et même d'assurer la subsistance des prêtres.
Le Vicariat apostolique de Guapi se trouve le long de la cote colombienne du Pacifique et comprend des communes du département du Cauca ainsi qu'une commune du département de Nariño, et souffre depuis de longues années à cause de la violence, de la corruption et de la pauvreté qui y règnent. La quarantaine en vue de l'endiguement de la pandémie a provoqué une situation d'authentique urgence alimentaire et économique. Le Vicariat a désormais épuisé ses ressources déjà maigres pour subvenir aux besoins des prêtres, du personnel et des enfants du Hogar Monica et ne dispose plus de fonds disponibles pour l'avenir.
Les mesures de prévention sont rigoureuses dans le Vicariat apostolique d'Inirida. Elles ont par suite causé une forte crise économique qui pèse sur les structures ecclésiastiques sur un territoire marqué par les difficultés d'accès lesquelles ont toujours représenté une importante limite à son développement économique.
La maison de retraite Saint Pierre Claver sis sur le territoire du Vicariat apostolique de Saint André, Providence et Sainte Catherine en Colombie, n'a plus de ressources pour assister ses hôtes. Généralement, est organisé annuellement un festival gastronomique permettant de collecter des contributions et offrandes mais suite à la pandémie, cela n'a pas été possible cette année. Sur un total de 38 hôtes, tous ne sont pas en mesure de contribuer financièrement à la gestion de la maison. L'aide envoyée par le Fonds d'urgence sera utilisée pour soutenir des prêtres qui n'ont plus de moyens de subsistance et qui jusqu'ici avaient contribué également aux dépenses du Vicariat.
Les aides du Fonds serviront aussi à soutenir les prêtres du Vicariat apostolique de Puerto Carrno, engagés dans l'évangélisation des indigènes, des paysans et des colons. Habituellement, ils vivent des petites offrandes des fidèles mais, depuis longtemps, avec la suspension des Messes avec participation de fidèles et autres rencontres pastorales, ils ne disposent plus de moyens de subsistance et le Vicariat apostolique lui-même ne dispose plus de ressources pour y pourvoir.

Le Fonds d'urgence a envoyé des aides au Vicariat apostolique de Puyo, en Equateur, lesquelles seront utilisées en particulier pour soutenir le service sanitaire au profit de la population amazonienne.
Au sein du Vicariat apostolique de Napo, il est nécessaire de fournir des vivres et des moyens de transport à 24 prêtres qui sont activement engagés dans l'annonce de l'Évangile et dans les œuvres d'assistance sociale, parcourant chaque jour de longues distances outre à assurer l'approvisionnement en médicaments de 5 prêtres malades.

Au Vicariat apostolique de Beni, en Bolivie, l'une des zones les plus touchées par le corona virus, la population souffre non seulement à cause du danger constant de contracter la maladie mais aussi du fait du manque de ressources économiques. L'Église distribue des vivres et des médicaments aux familles les plus nécessiteuses, en partageant avec elles un moment de prière, toujours dans le respect des normes de sécurité sanitaire.
Au Vicariat apostolique de Camiri, cette année 2020 marque le 25ème anniversaire de la naissance du clergé diocésain, qui est venu s'adjoindre aux missionnaires dans le service de cette Église locale en terre de mission. Dans les paroisses existe une volonté de faire prendre conscience aux fidèles du besoin de l'autofinancement, en conservant les structures et les opérateurs pastoraux au service de la communauté. En ce temps de pandémie, ont été promues différentes formes d'aide solidaire pour les personnes en difficultés mais, avec les églises fermées et la crainte de la contamination, il n'est pas possible de collecter d'offrandes parmi les fidèles. L'aide des Œuvres pontificales missionnaires sera destinée aux services de base et aux activités pastorales des paroisses tenus tant par des prêtres diocésains que par des religieux, ainsi qu'aux familles de certains catéchistes en difficulté.

Au sein du Vicariat apostolique de Puerto Ayacucho, au Venezuela, ce sont deux communautés de religieuses des Missionnaires de la Consolata qui ont particulièrement besoin de l'aide du Fonds des Œuvres pontificales missionnaires. D'habitude, les communautés en question sont engagées dans des activités pastorales, éducatives et d'assistance aux enfants des familles marginalisées auxquels elles offrent une assistance de base et une alimentation minimum. Leur vie a été rendue encore plus difficile par la pandémie.

Continuez à les aider.

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communication: Covid-19