Les œuvres de l’Église en république centrafricaine

Grâce à vos contributions, Missio Belgique soutient des milliers de communautés chrétiennes à travers le monde, dans notre mission commune d’annoncer l’Évangile en paroles et en actes.
C’est la raison d’être du Fonds de solidarité universelle de Missio. Cette année, nous avons choisi de mettre en lumière l’Église en république centrafricaine , ses différentes communautés et leurs nombreux défis, parmi lesquels les trois que nous vous présentons ci-après, à titre d’illustration.
Ces communautés chrétiennes ont vraiment besoin de notre solidarité pour relever ces défis.

UN COUVENT POUR LES SOEURS DE LA CHARITÉ DE JÉSUS ET MARIE

La communauté des Soeurs de la Charité de Jésus et Marie est fondée en 1803, à Lovendegem, un petit village du diocèse belge de Gand, par le chanoine Pieter-Jozef Triest.

Par la suite, la congrégation devient une communauté internationale active dans quinze autres pays répartis en Europe, en Asie, en Afrique, et en l’occurrence en République centrafricaine. La devise des Soeurs de la Charité est “Deus Caritas Est” : Dieu est Amour. La mission spécifique des soeurs est de faire connaître l’amour de Dieu à tous, mais surtout aux pauvres et aux laissés-pour- compte. C’est ce à quoi elles s’attèlent également à Bangui, la capitale et plus grande ville de la République
centrafricaine.

La guerre et la pauvreté entravent les soins de santé en République centrafricaine. En particulier, le manque de personnel médical bien formé est un gros problème. De ce fait, le nombre de décès de (futures) mères et de nouveaunés est très élevé. C’est pourquoi les Soeurs de la Charité de Jésus et Marie ont entrepris de s’occuper de la formation du personnel de santé et des sages-femmes. Dans leur centre de formation, elles accueillent environ 300 étudiants. Les diplômés se déploient ensuite
à travers le pays, notamment en zones rurales.

L’aide à la population est donc centrale pour cette communauté religieuse. À son tour, elle demande de l’aide, afin de mieux
aider les plus nécessiteux. Les Soeurs ne disposent en effet pas d’un logement décent à Bangui. Elles vivent dans une petite maison de l’archevêché qui n’est pas adaptée à leur vie communautaire. Grâce au Fonds de solidarité universelle de Missio,
elles espèrent obtenir un soutien pour construire un couvent adapté aux besoins de leur mission à Bangui. Joignez-vous à nous pour les soutenir dans leur dévouement auprès des plus démunis.

LE GRAND SEMINAIRE NATIONAL SAINT MARC

Le Grand Séminaire national Saint Marc de Bangui-Bimbo appartient à l’archidiocèse de Bangui, en République Centrafricaine
(RCA). Il est chargé d’assurer la formation des candidats-prêtres.

Avant d’y arriver cependant, les séminaristes suivent une année de discernement au Séminaire Propédeutique Saint Joseph de Bangui-Bimbo, dirigé par un directeur spirituel. D’autres commencent plus tôt, en suivant leurs études secondaires au
Petit Séminaire Saint Marcel de Sibut, sous la conduite d’un diacre –formateur et de son équipe. Il est également à noter qu’une dizaine de prêtres et séminaristes de l’archidiocèse sont actuellement en formation à travers le monde, et plusieurs en mission à l’étranger.

Quant à la formation même au Grand Séminaire de Bangui, elle s’étale sur sept ans, trois années d’études philosophiques et quatre de théologie, sous la supervision du recteur et de formateurs permanents et associés. Une centaine de candidats en moyenne habite le séminaire chaque année, ce qui demande d’énormes ressources financières pour leur entretien et leur
scolarité.

La contribution locale est vraiment très faible, en raison de la pauvreté endémique alimentée par les guerres civiles qui minent le pays de façon ininterrompue depuis les années 1960. 71% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, et la moitié d’entre elle a besoin d’aide alimentaire. Aidons ce Séminaire à assurer la formation de ces futurs missionnaires de la paix,
et contribuons ainsi à apaiser les souffrances séculaires de tout le peuple centrafricain.
Merci d’avance pour votre soutien.

DES SOINS AFFECTUEUX DANS L’ORPHELINAT YAMBA MBI, MBI NGAZO

À Bangui, la capitale de la République centrafricaine, de nombreux enfants aspirent à recevoir de l’amour, de l’attention et des soins. Parmi eux, de très nombreux orphelins. Chaque année, des enfants perdent leurs parents à la suite d’attaques violentes ou de disparition. Heureusement, ils peuvent compter, par exemple, sur les Soeurs Apostoliques de Notre Dame de Lourdes.

En tant que femmes et soeurs,elles ne pouvaient plussupporter la souffrance des nombreux orphelins. Leur misère émotionnelle et physique demandait une attention et une proximité évangéliques. En plus, les orphelins sont une proie trop facile pour les gangs armés qui contrôlent diverses régions de la République centrafricaine. Les enfants sont assassinés, mutilés et violés, ou sont enrôlés dans des groupes armés. On estime actuellement qu’au moins 6 000 enfants ont rejoint l’un de ces groupes.

Dans l’archidiocèse de Bangui, les soeurs ont trois centres communautaires et un orphelinat. L’orphelinat a été baptisé “Yamba Mbi, Mbi Ngazo”. Cet orphelinat accueilleles enfants de certaines soeurs, indépendamment de leur sexe, de leur origine ethnique ou de leur appartenance religieuse. Les soeurs leur offrent amour et attention, mais aussi un abri et de la nourriture. Bien sûr, elles veillent aussi à ce que les enfants puissent aller à l’école.

Les soeurs n’ont pratiquement pas de ressources propres. Elles doivent compter sur leur seul poulailler et sur les dons. C’est
pourquoi elles ont besoin de votre soutien, car année après année les coûts de l’orphelinat augmentent rapidement. Pour la nourriture, les frais de scolarité, l’infirmerie et tous les frais mensuels tels que l’eau ou les salaires, l’orphelinat a besoin d’environ 61 000 euros par an. Cela représente environ 1 525 euros par enfant et par an, soit 127 euros pour s’occuper
avec amour d’un enfant pendant un mois.