La force transfrontalière de la musique roumaine
Dans le langage populaire, l’image de ceux qu’on appelle les tziganes est souvent romancée et se présente comme étant celle d’une minorité ethnique qui parcourt le monde avec violons et accordéons. Mais la réalité est toutefois plus complexe.
D’un côté on continue à mépriser les Roms mais, d’un autre côté, on reconnaît et apprécie leur musique. Cela pose question: comment peut-on apprécier la musique d’un peuple tout en le méprisant? La reconnaissance de la musique d’un peuple ne pourrait-elle pas mener à la reconnaissance de ce peuple? Si la musique transcende les frontières, et s’il est vrai qu’elle est un langage universel, elle peut certainement aider à la pacification des relations entre peuples. L’ouverture sur la musique de l’autre offre sans doute à chacun une voie d’accéder à une perception de l’autre plus juste et plus tolérante.
Aujourd’hui, le talent des Roms est universellement reconnu car leur musique est désormais diffusée d’un bout à l’autre de la planète. L’orchestre Rom «Taraf de Haïdouks» est même récemment venu jouer dans une salle à Bruxelles.