« Selon (ZENIT.org) 18 janvier 2011, Jean-Paul II, sous le pontificat duquel ont débuté les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), a été nommé patron de l'édition Madrid 2011 après l'annonce de sa béatification prévue le 1er mai prochain ». Les JMJ 2011 sont placées sous le patronage de quelques saints, connus et moins connus parmi lesquels figure Jean-Paul II. Sais-tu ce que c’est qu’un « Bienheureux » ? C’est une sorte de saint… Eh bien le Pape Jean-Paul II va le devenir le 1er mai 2011. Mais quelle est la différence entre un bienheureux et un saint?
Jean-Paul II, Saint patron des JMJ 2011
C’est un fait certain aujourd’hui pour le monde entier et les jeunes en particulier qui ont entendu parler de Jean-Paul II, le Pape pèlerin, un homme d’exception. Rendu mondialement célèbre pour son dynamisme et surtout son action auprès des jeunes, Jean-Paul II sera béatifié le 1er Mai 2011. A partir ce cette date-là, le Pape Jean-Paul II sera déclaré « Bienheureux » par l’Eglise Catholique, une étape avant la canonisation.
Saint ou Bienheureux, quelle différence ?
Sans doute vous demanderez-vous si c’est bien nécessaire, si tout cela n’est pas une coutume démodée du passé. Quelle différence, après tout, entre un saint et un bienheureux, entre béatification et canonisation ? Si différence il y a, elle ne concerne pas le fond : il s’agit bien toujours de la même personne, et puisqu’elle ne vit plus parmi nous, l’action entreprise de son vivant est toujours la même. Il s’agit plutôt d’une nuance « géographique ».
Dans les deux cas, on reconnaît un exemple à suivre
La béatification comme la canonisation sont la reconnaissance de la vie exemplaire d’une femme ou d’un homme qui, par son action, son comportement, a rendu un témoignage vivant de l’amour de Dieu pour les hommes. Cela signifie que cette personne a été un véritable disciple du christ qui, comme lui, a mis ses actes en accord avec ses paroles ou ses convictions, a fait ce qu’elle a dit. Dans les deux cas, l’Eglise ne le déclare qu’au terme d’une longue enquête appelée procès ; il s’agit de s’assurer que la personne proposée a vraiment un rayonnement spirituel persistant après sa mort et qu’elle a porté dans sa vie un véritable témoignage de sa foi chrétienne et/ou qu’elle est morte pour témoigner de cette foi. C’est ce fait de mourir plutôt que de renoncer à sa foi que l’on appelle le « martyre », d’un mot grec qui signifie « témoin ». Le Pape Benoît XVI a proclamé le 19 décembre 2010 les vertus héroïques de Jean-Paul II, étape décisive avant sa béatification. Le Saint-Siège a fait savoir que le Pape Benoît XVI avait signé un décret lui attribuant un premier miracle, condition nécessaire à l’obtention du statut de bienheureux. L’on se souviendra de Sœur Marie-Simon-Pierre qui s’était déclarée guérie de la maladie de Parkinson, après que ses sœurs aient prié Jean-Paul II. Le Pape a aussitôt signé le décret et fixé la date de la cérémonie de béatification au deuxième dimanche après Pâques, ce qui correspond à la Journée de la divine miséricorde, instaurée par lui-même Jean-Paul II.
Une différence de portée « géographique »
Dans le cas de la béatification, cette reconnaissance est limitée dans l’espace. En général, ces personnes sont d’abord connues près de l’endroit où elles vivaient, ou aussi dans leur pays d’origine, et ce sont leurs proches qui demandent à l’Eglise d’officialiser leur sainteté ; c’est dans ces lieux qu’on les prie, qu’on les honore ; c’est pourquoi on commence par les dire bienheureux. L’Eglise alors autorise les chrétiens à leur rendre un culte dans ces lieux déterminés. Dans le cas de Jean-Paul II, Rome reste le lieu d’attache où les chrétiens viendront lui rendre le culte. Notez que la canonisation n’est pas « un grade supérieur dans la sainteté » mais l’extension de sa reconnaissance à l’ensemble du monde catholique.